
Comme un PLU(i), dès son approbation, le SCoT est un projet qui vit et évolue, qui se met en œuvre au travers de sa traduction dans les documents d’urbanisme et les politiques publiques sectorielles, et qui s’évalue tout au long de sa vie.
Le SCoT de la Haute Gironde Blaye-Estuaire est entré en application en août 2020. Il porte un projet d’aménagement et de développement pour notre territoire pour les vingt prochaines années (2020-2040). Un premier bilan de son application a été établi en 2026, de façon volontaire.
Notre projet est découpé en trois phases de développement, d’une durée d’environ 6 ans chacune. Sans réellement le rechercher, les phases sont calées sur les échéances des mandats des élus locaux, ce qui donne de la cohérence au projet et facilite sa mise en oeuvre. Chaque phase est importante et conditionne la suivante. Si on peut utiliser une image sportive, le SCoT est une course de relais entre élus qui se passent le témoin du projet à chaque mandat, chacun ayant une part de responsabilité dans sa réussite et l’atteinte des objectifs finaux du schéma.
Notre SCoT a fait l’objet d’une première modification en 2025 sur la commune de Braud-et-Saint-Louis ; elle portait sur l’application de la loi Littoral modifiée par la loi ELAN sur le secteur de la Borderie afin de le rattacher au bourg principal et le requalifier « en village » au titre de la loi. Cette modification rend possible à nouveau la construction de bâtiments économiques sur la zone d’activité existante. Elle a été adoptée en janvier 2026.
Les prochaines échéances du SCoT
Une modification simplifiée du schéma est en cours actuellement pour mettre en compatibilité la trajectoire de sobriété foncière de notre territoire avec les objectifs de réduction de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers fixés dans la loi dite « Climat et résilience » et le Schéma Régional d’Aménagement, de Développement Durable et d’Egalité des Territoires (SRADDET) modifié de la Nouvelle-Aquitaine.
Le territoire est également candidat à l’accueil d’une paire de réacteurs nucléaires de nouvelle génération, EPR2. Si la candidature de notre territoire est retenue, l’économie générale du projet territorial associé au SCoT s’en trouverait significativement modifiée. Une révision du SCoT serait nécessaire pour mettre en place les conditions nécessaires à la réalisation de ce projet industriel.





